Notre avis :
Caïn Adam le justicier, Eden Adam l’ange, Sunrise l’adolescent… Chacune de ces figures romanesques fonctionne comme projections et reconstructions de soi. Dans l’accomplissement de leur vengeance et l’épanouissement de leurs sentiments amoureux, chacun de ces hommes est une autofiction issue de la barbarie première, né des métamorphoses d’un "je" annihilé. Tous tentent ainsi, dans ces récits gigognes et interconnectés, de sauver l’enfant à jamais dévasté, de lui organiser, entre univers mystico-fantastique et bluette, une fuite hors du réel. Mais la création littéraire a-t-elle seulement ce pouvoir? Un labyrinthe littéraire dont vous ne sortirez pas intact.
Résumé :
A l’origine: le viol. Ground zero intime. Après lui: rien, ténèbres, vide, néant, impossibilité. Derrière le corps qui a grandi: l’enfant brisé, seulement lui, compact, diamant noir aux envies de meurtre, aux désirs de Dieu, incapable d’aimer et de caresser, de se déclarer et de se donner. Un enfant-fantôme inexorcisé qui ne cesse de générer autour de lui le no man’s land. Le statu quo paraît aujourd’hui insurmontable… si ce n’est fantasmatiquement. Peut alors intervenir l’écriture: romanesque, folle, rassurante, apaisante, échappatoire, sésame vers la réalisation de soi.
Notre avis :
Pour en finir avec le mythe de l’éternel féminin, Arlette Beyer tisse un patchwork de portraits de femme. De cette juxtaposition qui se mue peu à peu en entrelacs, des échos et résonances qui s’insinuent d’un blason à un autre, naît ainsi une vision plurielle, miroitante, éclatée mais étonnamment cohérente... [lire
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