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Notre avis :
Repenser les relations du laïc et du religieux, sans remettre en cause leurs lignes de démarcation, sans en appeler à une interpénétration: voici l’objectif de l’ouvrage d’H-F. Touaboy qui réfléchit, à travers ces pages, à la manière dont le discours de l’Eglise peut innerver et nourrir les combats et espérances de l’homme. Ouvrage courageux, qui veut penser l’Eglise non pas en tant que cadre prescriptif mais comme source et relais des aspirations de tous, cet essai, à contre-courant des dogmatismes et des fondamentalismes, esquisse les contours d’un discours religieux pertinent et efficient, tout autant conscient de ses limites que de son universelle portée.
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Résumé :
Dans des sociétés de plus en plus laïques, qui tendent même à s’éloigner voire à déserter le religieux, le discours véhiculé par l’Eglise doit-il pour autant être rejeté ou maintenu dans les limites des fois individuelles? Sans interférer avec les sphères publiques, politiques ou étatiques, ne peut-il devenir un moteur pour le progrès humain, le bien commun? Ne peut-il accompagner l’homme dans ses défis, ses combats ou ses attentes? N’a-t-il pas la capacité d’inspirer, de par ses valeurs, les bouleversements nécessaires? Si oui, à quelles conditions? Et sous quelle forme doit-il se faire entendre? Plus qu’à une évaluation du discours ecclésial romain, c’est ainsi à une refonte de celui-ci, à sa mise en adéquation avec des situations précises, toutes différentes, qu’invite l’essai d’Henry-Félicité Touaboy.
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Centrafricain et spiritain, Henri Touaboy a été en mission au Cameroun. Titulaire d'une maîtrise en Éthique théologique de l'université catholique d'Afrique centrale, il est en rédaction de thèse (doctorat en théologie) au Collège universitaire dominicain à Ottawa (Canada). Son centre d'intérêt et d'investigation se situe à l'interstice de l'éthique théologique et de la théologie des religions.
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