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Notre avis :
Empreint du romantisme de Lamartine ou encore de Hugo, ce recueil de poèmes nous guide au fil des confidences de son âme. Que reste-t-il de cette existence qui n’est plus qu’attente et souffrance? Que nous reste-t-il, alors que, flétris et moribonds, le dernier soupir nous guette? Tant de fois tourmentée, peinée et souffrante, mais quelques fois enjouée, béate et ravie, l’existence se révèle dans toute sa pénibilité et ses épreuves, dureté et tribut; mais s’il est une chose qui demeure au-delà de ces quelques souvenirs nuancés et amoindris, ce sont ces sensations passées qui nous rappellent que nous avons vécu. Et quand arrive le mo-ment où la délivrance se fait attente, nous retrouvons avec une douce nostalgie ces instants de bonheur que l’on n’a pu saisir, mais qui pourtant nous promettent la félicité. Une poésie touchante, esthétique, sensorielle qui nous découvre la vie dans toute son entièreté.
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Résumé :
Solitude, désœuvrement, dans l’attente que le glas retentisse, la poétesse se livre au détour de ses promenades rousseauistes. Espoir d’un infini, exaltation des sens, l’auteur s’arrête sur ces instants passés, souvenirs d’éternité, mais déjà oubliés, rattrapés par l’effet du temps aliénable. Tourmentée par l’existence et ses soubresauts, souvent peines et douleurs, et parfois voluptés et splendeurs. Le regard figé sur le passé, comme s’il s’agissait du dernier, la plume s’arrête sur ces souvenirs comme s’il était déjà temps, et dans un dernier souffle afflige son âme de ces instants d’existence qu’il lui reste à endurer. Mais dans l’espoir que Dieu vienne la quérir et recueillir, la poétesse ressent avec douceur et nostalgie ces amours perdues, ces bonheurs furtifs autrefois enjôleurs, et comme apaisée, sait qu’il est à présent venu le moment de glaner la paix, maintes fois ensemencée. Et comme l’écrivait Alfred de Musset "le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange", il y a au en lui "une chose sainte et sublime […] et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière; et on se dit: "j’ai souvent souffert, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui"."
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